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Vallée des Aït Bouguemez Les douars se côtoient tout au long de cette vallée fertile avec leurs belles constructions de tabout*. Il est rassurant de constater que la majorité des nouvelles constructions utilisent encore cette technique traditionnelle qui a beaucoup de cachet. 
Les cultures se partagent l'espace dans un enchevêtrement de parcelles découpées au hasard des héritages créant un patchwork de verts en camaïeu du plus bel effet. Les arbres fruitiers ne sont pas en reste, les noyers plus que centenaires surplombent des espaces frais entre les maisons et un œil averti remarquera que certaines maisons se payent même le luxe d'occuper l'espace des terres fertiles, fait rare au Maroc, les maisons étant normalement reléguées au pied des jbels pour exploiter la moindre parcelle cultivable. Vous l'avez compris, nous sommes dans une des vallées les plus riches de l'Atlas d'ailleurs surnommée «la vallée heureuse».
En amont, à Aït Ouham, se trouve la clé de la fertilité de cette vallée. Une source au débit important, même en été, jaillit du fond de l'oued dans une construction sensée la protéger des crues mais en fait mise à mal par celles-ci. L'eau est aussitôt captée dans des canaux d'irrigation avant de devenir l'oued Lakhdar, affluent de la Tessaout.
Il est agréable de parcourir la vallée des Aït bouguemez par la piste mais c'est en traversant à pied les jardins par les petits sentiers que l'on profite vraiment du lieu.

Ighrem de Sidi Moussa.
On pourra s'arrêter dans un auberge pour deux ou trois jours afin de prendre le temps d'explorer les alentours. Un grand nombre d'auberges essayent d'exploiter cette vallée hautement touristique mais la qualité et le service sont rarement au rendez-vous. Il vous faudra donc faire attention en choisissant votre prestataire si vous n'êtes pas prêt à faire des concessions sur la qualité de l'hébergement.
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