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Le genévrier thurifère dans le haut Atlas central

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Le genévrier thurifère

Au Maroc, le genévrier thurifère se maintient encore en peuplements importants dans presque tout l'Atlas. Le thurifère constitue l'essence forestière la plus résistante aux conditions climatiques très sévères des hautes montagnes marocaines de 1700m à 3000m.

Des arbres en danger

Plusieurs facteurs essentiels conduisent à la dégradation massive de la thuriféraie Marocaine : faible diversité des ressources en bois dans les hautes vallées, population importante dans ces régions ne disposant pas d'autres ressources énergétiques et qualité du bois de thurifère le rendant propice à de multiples usages. La lente croissance et la quasi non re-génération en fait une espèce menacée.

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Un bois aux multiples usages

Le thurifère donne son bois pour le chauffage et la cuisine et son feuillage au troupeau. Les thurifères sont émondés par les bergers qui, par temps de neige, coupent les rameaux pour leurs troupeaux et font de leurs silhouettes meurtries l'un des attributs caractéristiques du haut Atlas.

Une autre utilisation traditionnelle concerne la fabrication par les nomades d'un goudron obtenu par distillation sèche du bois et servant, comme l'huile de cade tirée du genévrier oxycèdre, en médecine vétérinaire (cicatrisant, antiseptique, antiparasitaire appelé «champoing des chèvres»).

La disparition du thurifère ?

Que doit-on faire pour éviter la disparition pour maintenir et réhabiliter les peuplements? Est-il possible de limiter les prélèvements de bois, de réglementer le pâturage sans porter atteinte à la vie quotidienne des habitants? Comment limiter les mutilations dont les arbres sont victimes, tout en assurant aux populations montagnardes locales la satisfaction de leurs besoins en perches et en chauffage ? Il est certain que les habitants des vallées sont conscients de la valeur du thurifère, et conscients aussi de la dégradation de cette ressource, bien qu'ils continuent, par nécessité économique, à exercer sur elle une pression importante. Il est évident aussi qu'il n'est pas question d'imposer une interdiction totale de prélèvement de bois de thurifère. Un système de gestion sélectif, aussi bien pour les coupes que pour le parcours des troupeaux, mis en place par les habitants eux-mêmes, pourrait aider à la gestion des genévriers thurifères.


Extrait de l'article de F. Fromard et T. Gauquelin.

Article complet sur le site de la Food and Agriculture Organisation

 
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